Mon arrivée en Suisse

Quand je suis arrivé en Suisse, j’avais environ sept ans. Je ne connaissais personne à part mes parents et mon oncle. Quand je suis arrivé à la maison, j’ai fait connaissance avec le reste de la famille. Je voulais les saluer comme au Cap Vert, en donnant la main pour qu’ils me bénissent (le plus âgé prend la main du plus jeune, la met sur la tête et dit une bénédiction comme par exemple “Dieu sois avec toi!”). On n’est pas obligé de le faire, mais c’est la moindre des politesses. Mon père m’a dit que ici, pour saluer les gens, je devais seulement donner la main sans qu’ils me bénissent.

Quand j’ai été me doucher, je ne savais pas qu’il y avait de l’eau chaude dans les tuyaux. Le lendemain, j’ai été dehors me promener et j’ai vu que le paysage était plus fleuri qu’au Cap Vert.

J’ai commencé à apprendre le français avec ma famille et mes copains. J’allais dans une classe d’accueil pour apprendre le français. La maîtresse m’a demandé quel travail faisait mon père. Moi, j’ai répondu en créole. Je trouve que la langue française est assez difficile.

C’était ma mère qui m’amenait à l’école pendant les deux ou trois premiers jours parce que je ne connaissais pas le chemin. Parfois, j’avais de la peine à obéir à la maîtresse et je faisais le contraire de ce qu’elle me disait. Quelques mois plus tard, quand j’ai su parler le français, j’allais parfois avec mon père travailler à la laiterie.
Quelques fois, ma famille du Cap-Vert me manque. Maintenant cela fait sept ans que je suis en Suisse. Je suis content de vivre ici. Ca me plaît d’être en Suisse parce que je me suis fait beaucoup d’amis.

Adilson A.