Le Football J'ai commencé le football à Estavayer-le-Lac. Au début c'était difficile pour moi parce que j'avais apporté des crampons d'Afrique qui étaient pointus. Je ne savais pas qu'en Europe on ne jouait pas avec ça. Les entraînements aussi étaient plus compliqués. Les entraîneurs nous donnaient beaucoup de conseils et nous faisaient faire des tours de terrain. Ça je détestais. Mais les entraînements se sont quand même bien passés.
Pour mon premier match, je m'en souviens, on jouait à domicile. On a perdu 10 à 5. J'avais marqué mon premier but en E1! Mais quand le match s'est terminé, une grande bagarre a éclaté dans les vestiaires, puis on s'est calmés.
Assez vite, j'ai dû quitter les E1 pour aller en E2. J'ai eu un nouvel entraîneur. Mon premier match en E2 était un très bon match. J'ai marqué beaucoup de goals et on a gagné 12 à 3. Ensuite, dans tous les matchs que j'ai joués en E2, je marquais des goals. Puis je suis passé en D2. Ce dont je me souviens, c'est d'un goal que j'ai marqué du milieu de terrain. C'était une frappe imparable. Et avant que je passe en C1, on a eu une réunion à la salle de la Prillaz. Ça c'est bien passé. On tripotait les filles et on courait dans tous les sens.
L'entraîneur a vu que j'étais trop âgé, alors il m'a envoyé en C1 à Cheyres. C'était très difficile, mais pour mon premier match en C1, on jouait amical à domicile. J'ai marqué deux goals. Ce que j'aimais bien, c'était les douches car à chaque fois qu'on se douchait, il y avait des filles très jolies qui nous observaient.
Un jour, j'ai arrêté le foot parce que je ne m'entendais pas avec un des joueurs. Il y avait aussi le problème des transports. A chaque fois j'allais en train et je dépensais beaucoup d'argent. L'entraîneur m'envoyait des lettres pour que je continue, mais je refusais.
Pour finir, je m'ennuyais à la maison. Je n'avais rien à faire et mes frères et moi on se disputaient souvent. C'est pour ça que j'ai décidé de recommencer le foot. Quand j'ai reçu une lettre qui commençait par: " Cher Gaël, après un repos bien mérité, nous nous réjouissons de te revoir sur le terrain...", j'étais fou de joie!
Gaël M.