Opération Trous de Pics IIEn 1993, Pro Natura (alors appelé Ligue suisse pour laprotection de la nature) avait lancé un projetd'éducation pour l'environnement nommé"Opération Trous de Pics". L'idée première decette opération a été la recherche et lemarquage d'arbres à cavités par des jeunes.
En 1998, le projet a été reconduit sous le nom de"Opération Trous de Pics II". Nous y avons participéactivement.Compte-rendu de la sortie du 18 mars1999:
Aujourd'hui, nous avons été avec Monsieur CharlyHenninger à Seiry, dans la région d'Estavayer-le-lac,pour qu'il nous montre des trous de pics. On a fait le tour d'uneforêt et on a observé beaucoup de trous. Il y en avaittrois sortes. Le pic noir creuse les plus gros trous. Il en faitplusieurs mais il en choisit seulement un pour faire son nid. Le picépeiche fait des trous de grandeur moyenne, bien ronds, commes'ils avaient été faits par une perceuse. Les trous del'année ont les bords plus clairs. Le pic épeichettefait un tout petit trou de 3 cm de diamètre.Ce que nous avons observé cette après-midi:
- 4 chevreuils
- 1 lièvre
- 1 buse
- des rouges-gorges
- des mésanges charbonnières
- 1 grive musicienne
- des empreintes de chevreuil
- 1 terrier de renard
- 1 terrier de blaireau
- des crottes de chevreuil
- des arbres abîmés par des cornes de chevreuils
Ce que nous avons appris cette après-midi:
- le pigeon colombin réutilise souvent les trous de pics noirs;
- quand le chevreuil a de nouvelles cornes, il les frotte contre les arbres pour enlever le velours; cela laisse des marques visibles;
- le trou du pic épeichette est souvent proche du sol;
- les pics épeiches nichent souvent en colonies pour mieux se protéger des prédateurs;
- le rouge-gorge niche au pied des troncs.
Compte-rendu de la sortie du 25 mars1999:
Cette après-midi-là, nous sommes retournés dansla forêt de Seiry afin de rechercher le maximum d'arbreà trous.
Nous avons tout d'abord délimité une surface de 15 000m2, puis nous avons formétrois groupes de trois personnes. Chaque fois que l'on trouvait unarbre à trou, on le marquait avec un ruban de plastique jaunenuméroté. Une fois tous les arbres de la zonemarqués, nous devions remplir une fiche d'identité pourchaque arbre. Les renseignements demandés étaient lessuivants: silhouette de l'arbre, emplacement du (des) trou(s),essence de l'arbre, hauteur du (des) trou(s), diamètre del'arbre, espèce de pic ayant creusé le trou.
Résultats de nos recherches:
| Nous avons remarqué que les pics choisissent le plus souvent le hêtre pour y creuser leurs loges. Le pin sylvestre est un peu moins souvent choisi. Sur un total de 28 arbres à trous, 23 étaient des hêtres et 5 des pins.
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Nous avons pu observer trois types de trouscreusés par trois espèces différentes de pics:le pic épeichette, le pic épeiche et le pic noir. Cestrous ont des diamètres qui varient selon l'espèce.
Sur les 28 arbres étudiés, 40 trous étaientcreusés par des pics épeiches, 4 par des pics noirs et3 par des pics épeichettes.
Au cours de l'après-midi, un journaliste du Journald'Estavayer nous a accompagnés. Il nous a pris en photo et ilnous a posé des questions sur les pics.
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