Les aqueducs recueillaient l'eau d'une source, en montagne. Ils
pouvaient transporter ce précieux liquide sur des dizaines de
kilomètres pour l'amener jusqu'à la ville. Une pente
régulière assurait l'écoulement dans le conduit
ou tuyau au sommet de l'aqueduc. Mais les aqueducs devaient traverser
des collines dans des tunnels et surplomber des vallées sur
des arches pour garder le bon niveau. Arrivée aux remparts de
la ville, l'eau se déversait dans de vastes réservoirs
ou châteaux, d'où elle s'écoulait par des tuyaux
jusqu'aux bains et aux fontaines.
Les fondations et les piles des aqueducs étaient en
béton avec parement de pierres de taille: ä
l'extérieur, les blocs étaient maçonnés
tandis que des couches de béton étaient coulées
à l'intérieur. Pour fabriquer le béton, les
maçons déposaient d'abord un lit de pierres non
taillées. Elles étaient ensuite recouvertes et
liées par du mortier. Quand celui-ci avait pris, on
recommençait. Quand on avait achevé deux piles, on
construisait un arc entre elles et, pardessus, l'aqueduc proprement
dit, conduite en pierre de section rectangulaire d'environ 1,2 m de
largeur sur 1,8 m de hauteur. Pour éviter les fuites,
l'intérieur de la conduite fut revêtue d'un enduit
très dur.
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