Lors de la Fête de la montgolfière qui s'est déroulée les 12 et 13 octobre 1996 à Saignelégier, chef-lieu franc-montagnard, une coiffeuse de Courtedoux a réalisé la coupe de cheveux "la plus haute du monde". Les élèves de la classe 6P sont allés l'interviewer dans son salon. - Anita, comment se fait-il que vous ayez été choisie? - Lors de cette manifestation, l'astronaute suisse Claude Nicollier était invité à Saignelégier pour une conférence. Avez-vous eu l'occasion de le rencontrer avant le vol? - Quel genre de coupe avez-vous faite au copilote? - Une impression de calme surtout parce qu'il n'y a pas de moteur, pas de bruit. On est dans un panier avec une vue splendide sur les Alpes, les trois lacs de Bienne, Neuchâtel et Morat devant. Il n'y avait pas de brouillard, juste quelques nuages. Alors nous avons eu une vue magnifique des reliefs de la terre. C'est fabuleux.

- Tous les coiffeurs de la région ont reçu une inscription : ceux du district de Delémont, de Moutier, de Porrentruy et des Franches-Montagnes. Nous étions sept inscrits et on m'a choisie par tirage au sort.
- Quelle réaction avez-vous eue quand on vous a appris que vous alliez monter à plus de 9000 mètres?
- Au départ, je ne savais pas que j'allais monter si haut. On m'avait dit entre 6 et 7000. Juste avant de partir, les organisateurs m'ont dit qu'ils tenteraient les 8000 et puis nous sommes montés à 9010 et j'ai suivi. (rire)
- Oui, j'étais dans la même pièce que lui avant de partir. Il était affairé à préparer des dossiers et des photos.
- Comment étiez-vous vêtue pour affronter le froid?
- J'étais beaucoup habillée : j'avais un leggings, un pantalon de ski, un damart (un pull qui garde la chaleur du corps), une veste de ski, un bonnet, une écharpe, des gants, des sachets chauffant dans les souliers; j'avais beaucoup de couches. (rire)
- Avez-vous ressenti la différence de pression?
- Oui, je l'ai surtout ressentie en descendant car j'ai eu des douleurs dans les oreilles et en altitude, en baissant la tête, j'ai eu deux trois petits malaises, mais rien de grave.
- A quelle altitude avez-vous dû mettre les masques à oxygène?
- On a commencé à mettre les masques vers 5500-6000 mètres et après on les a gardés jusqu'à cette altitude en redescendant.
- A quel moment avez-vous ressenti de l'inquiétude?
- Quand j'ai eu les douleurs dans les oreilles, là j'ai commencé d'être un peu inquiète, sinon ça allait.
- Je lui ai fait une coupe dégradée messieurs assez courte. J'ai raccourci la chevelure de 2 ou 3 centimètres partout.
- Étiez-vous déjà allée en montgolfière?
- Non je n'étais jamais montée dans une montgolfière. Le pilote envisageait d'effectuer un vol d'essai pour me montrer et puis nous n'avons pas eu le temps. Alors c'était un baptême, un beau baptême. (rire)
- Quelle impression vous a laissé ce vol?
- Votre nom figura-t-il dans le livre des records?
- Oui je pense qu'il figura dans l'édition 1997. Ça doit passer par un comité qui vérifie les photos, l'altimètre. Un caméraman était avec nous pour prouver le record. Nous avons été filmés, photographiés. Je pense que ça jouera.
- Auriez-vous envie de recommencer cette expérience?
- Oui, ça ne me ferait rien de recommencer.
- Pourquoi?
- Parce que ça m'a beaucoup plu. Je recommence demain. (rire 