Découverte de la structure du texte narratif
J'ai tiré cet exercice de la brochure n°3 " Défi - écrire " qui travaille le texte narratif et plus précisément le récit imaginaire. Cette brochure fait partie d'un coffret contenant 15 dossiers pour élèves de 7 à 9 ans.
Défi - écrire ACCES Editions. Prix 140.- mais super !
(acheté chez Soladidact à Martigny)
Un récit passe par cinq étapes :
- La situation initiale
- Le problème
- L'action
- La résolution du problème
- La situation finale.
Une version simplifiée du schéma quinaire est plus accessible pour des élèves de 8-10 ans. C'est celui-ci que j'ai décidé d'utiliser avec ma classe.
1. La situation initiale et problème, ou l'introduction, le début de l'histoire.
2. Les actions ou les aventures, ou l'histoire, les différentes péripéties.
3. La résolution du problème et la situation finale, ou la conclusion, la fin de l'histoire.
Travailler sur des textes d'auteurs montre que la structure narrative n'est pas un invention de l'école (obj.scolaire) mais une " règle " sociale (obj. social).
Démarche
- J'ai récrit le texte d' "Hector Record "car les verbes étaient au passé simple dans l'original et je voulais travailler le passé composé.
- Distribution - lecture du texte ci-dessous.
- Discussion, les différentes parties (introduction-histoitre-conclusion) ne sont pas dans le bon ordre
- Remettre dans l'ordre, justifier le choix.
- Découper les trois parties et les coller sur une autre feuille, voir proposition. Chercher un titre pour l'histoire, écrire le titre véritable et le nom de l'écrivain.
- Rechercher ce que chaque partie apprend au lecteur, voir fiche d'aide qui sera mise dans le classeur " J'écris tout(e) seul(e) " qui est l'ouvrage de référence que nous construisons petit à petit.
- Introduire la structure narrative en trois parties. Elle peut aussi être en cinq parties, personnellement je la trouve un peu compliquée pour des élèves de 8-10 ans.
Voici les trois parties du texte dans le désordre
Hector est tombé si vite qu'il a battu tous les records de vitesse. On a entendu le choc à cent kilomètres. Il a fait un trou si profond qu'on n'en voyait pas le fond : c'était le plus grand puits de toute la région.
Hector Record n'avait jamais peur de rien. Il avait toujours tout réussi. Dans sa ville, quand il y avait un exploit impossible à réussir, tout le monde disait : " Ça, c'est pour Hector ! ".
Derrière l'école, il y avait un arbre immense, le plus haut du pays. Hector a parié qu'il réussirait à grimper jusqu'en haut. Ses copains ne le croyaient pas car on ne voyait même pas le sommet de l'arbre.
Hector a attrapé la branche la plus basse. Il a commencé à grimper. Au bout d'un quart d'heure, il est arrivé à un endroit si haut qu'un corbeau y avait fait son nid. En bas, ses amis applaudissaient. Hector a continué à grimper. Une demi-heure plus tard, il est arrivé à un endroit si haut qu'un faucon y avait fait son nid. Ses amis criaient : " Bravo ! Descends, on va fêter ça ! ". Mais Hector ne les entendait pas. Il a repris son ascension. Cela devenait plus dur car les branches étaient couvertes de neige. Il est arrivé en vue du sommet de l'arbre. Tout en haut, à quelques mètres de lui, un aigle avait fait son nid.
Hector se dit : " J'y suis presque ". Il est monté sur la branche du dessus, très fine. Elle a plié un peu. " Encore un mètre", a pensé Hector. Il a posé le pied sur la dernière branchette ... et il y a eu un grand « crac ! ».
Hector recordSupplément Astrapi - CFES
Albert nez en l'air et autres histoires de nigauds
Texte de Paul Martin
Bayard Presse Jeunessse